Et vous ozerez vous? — Me gusta Santiago ! (y Valparaiso)

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Me gusta Santiago ! (y Valparaiso)

Ayant accidentellement effacé les notes prises sur l'iphone… vous aurez le droit à un article plus court qu'habituellement, c'est dommage car nous avons vraiment adoré Santiago !

Après une longue journée d'attente à l'aéroport de Buenos Aires (7h), nous atterrissons enfin à Santiago vers 22h. Partout des panneaux nous invitent à déclarer toute nourriture qui pourrait se trouver dans nos bagages pour protéger le Chili, sous peine d'une grosse amende… Nous ne transportons que quelques petites choses mais vu la multitude de signaux à ce sujet, on prend le temps de les déclarer. La gentille douanière a longuement inspecté nos sachets de thé et a même présenté nos cacahuètes à ses collègues mais finalement rien n'est confisqué. Nous apprendrons plus tard que le Chili se considère comme une île : l'océan Pacifique à l'ouest, les Andes à l'est, le désert au nord et la fin du monde au sud… il est vrai que les barrières naturelles sont impressionnantes.

Santiago est une capitale très vivante ! Ca fourmille dans tous les sens, piétons, voitures, construction… Le Chili est un pays qui nous a semblé très moderne et organisé et où nous nous sommes senti plus “à la maison” - ailleurs en Amérique du Sud on peut vite avoir un sentiment de chaos. L'emplacement de la ville est exceptionnel, au coeur d'une vallée entourée par d'immenses montagnes et dans une région semi-désertique. Une autre particularité du Chili est la (très !) forte activité sismique. D'après les locaux il y a environ un tremblement de terre chaque semaine et un gros séisme tous les 10 ans. Pas d'inquiétude pour nous, le dernier était il y a 4 ans (27/02/10), d'une magnitude de 8,5 sur l'échelle de Richter il avait fait relativement peu de dégâts et c'est surtout le tsunami qui a suivi qui a surpris la population. Pour l'anecdote, suite à un séisme de magnitude 9,5 en 1960 qui dépassait l'échelle de Richter, celle-ci avait du être aggrandie.

Nous avons pu profiter du…centre ville notamment grâce à des visites guidées organisées par des jeunes (Tours 4 tips - visite contre pourboires). On a ainsi pu découvrir le mode de vie chilien, l'art de rue (très présent dans la région), les superbes marchés (les chiliens sont de grands fans des produits frais et c'est toute une aventure, parfois malodorante, de se balader au milieu des étals), les plats et les coktails à gouter… Par exemple le “Lomo a lo pobre” (boeuf à la pauvre) : énorme steak surmonté d'un oeuf et comme ce n'est pas assez étouffe chrétien on ajoute beaucoup d'oignons et des frites ; le completo qui est le hot dog local avec pain et saucisse sur lequel on ajoute de la tomate, de l'avocat (comme dans quasiment tous les plats chiliens) et de la mayonnaise maison ; les tortillas (omelette aux pommes de terre) ou encore le pisco sour : cocktail à base de pisco, l'eau de vie locale, et de jus de citron vert.

Notre séjour au Chili a également été égayé par une belle trouvaille de Jérôme : un guide du routard de 2012 / 2013 dans la bibliothèque de l'hôtel ! De quoi trouver les bonnes adresses où manger et les incontournables à visiter !

Nous nous sommes aussi beaucoup intéressés à l'histoire du pays. Nous avons visité le super musée des arts précolombiens qui met en avant les vestiges des nombreuses civilisations qui ont peuplé toute l'Amérique du Sud et aussi le musée de la Mémoria, témoignage émouvant de la période de la dictature d'Augusto Pinochet. On est également allé faire un tour dans l'une des maisons de Pablo Neruda qui est en fait un ensemble de trois maisons où l'on a été séduit par l'ambiance paisible et reposante.

J'ai également visité le cimetière général qui m'a vraiment impressionné car il était très différent des cimetières habituels. Là bas, les tombes sont les unes sur les autres, jusqu'à 4 ou 5 étages sur des allées inifinies, il faut vraiment aller voir les photos pour se rendre compte. Sur les pierres tombales on peut trouver entre 1 et 3 noms ce qui semble étrange. Etant donné que les tombes sont chères, les chiliens y placent plusieurs corps. Après 5 ans, le 1er corps décomposé est “réduit” et placé dans un plus petit cercueil et 1 autre est ajouté, 5 ans plus tard le 2e corps est à son tour “réduit” pour ajouter le 3e. J'ai pu voir une tombe avec 12 noms… J'ai également été surprise par les nombreuses décorations sur les tombes. Beaucoup pratique l'animisme : agir envers la personne comme si elle était toujours vivante. On trouve par exemple des jouets et des gâteaux d'anniversaire sur les tombes des enfants (qui ont des allés réservées avec des tombes plus petites). Un peu plus loin on trouve des caveaux plus classiques mais aussi des mausolés impressionnants. Apparemment à une époque les différents groupes menaient une gué-guerre pour avoir le plus grand il y a donc le mausolée des militaires, celui des pompiers, des vendeurs de chaussures ou encore des clowns…

Nos coups de coeur à Santiago se portent sur :

- le Cerro (colline) Santa Lucia, juste à coté de l'hôtel où se trouve une multitude de fontaines et d'escaliers au milieu d'espaces verts menant à un fort au sommet d'où l'on jouit d'une superbe vue sur le centre ville ;

- la cathédrale métropolitaine, qui d'extérieure semble prête à s'effondrer avec ses fenêtres murées, est finalement un vrai joyaux de l'intérieur. Nous avons d'ailleurs appris qu'au Chili, Jésus n'est pas le saint le plus adoré (car il n'y a pas d'équivalent avec les croyances antérieures), c'est surtout la vierge Marie. Mais celle-ci s'appelle rarement Marie, son nom change de village en village et le plus souvent elle prend le nom de la divinité qui était localement adorée auparavant (Carmen, Guadeloupe, etc.).

Nous avons trouvé un quartier nommé Paris - Londres à Santiago, d'un style qui se veut plus ancien mais qui fait un peu décor de cinéma et qui comporte la seule rue incurvée de la capitale. Le quartier Nueva York (New-York) où se trouve la bourse a beaucoup plu à Jérôme.

Le vin chilien ayant une renommée internationale, on aurait aimé visiter un vignoble (Concho y Toro) mais nous n'avons jamais eu de réponse à notre email de réservation et celle-ci était obligatoire. Nous avons tenté en vain de les appeler en utilisant le suffixe national, régional et même sans mais “le numéro n'est pas attribué” (enfin en version espagnol). Finalement en faisant nos recherches sur internet pour trouver d'autres numéros de téléphone nous avons lu beaucoup de commentaires critiques sur l'aspect trop commercial, la dégustation très courte et ne comprenant pas de grand cru donc on était moins déçus.

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Nous avons profité du séjour à Santiago pour aller faire un tour sur la côte à Valparaiso. Il nous a fallu quasiment autant de temps pour rejoindre la station de bus que le trajet en bus lui-même (1h30 !) grâce aux fausses indications de passants et même de policiers vers la mauvaise gare… Ce port fut le plus important du Chili avant l'ouverture du canal de Panama en 1914. Il est ensuite tombé en décrépitude total, jusqu'à devenir la ville plus pauvre du pays dans les années 70 / 80. Aujourd'hui la ville a retrouvé un semblant de croissance lié au tourisme notamment grâce au classement par l'UNESCO de 2 collines et du centre ville au patrimoine mondial.

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Valparaiso est une ville qui comprend au total 48 collines, autant dire qu'il faut de bonnes jambes ! C'est un ensemble de rues tortueuses et lors de notre visite guidée nous avons tellement multipliés les virages, les montées et les descentes que l'on ne savaient plus d'où l'on venait et c'est bien ce qui fait le charme de cet endroit. La visite de la ville nous a permis de goûter une spécialité locale : les alfajoles. Ce sont deux biscuits collés par une (épaisse) couche de caramel, le tout enrobé de chocolat, miam ! :)

Etant donné le nombre de collines la ville comprend de nombreux petits escaliers, souvent décorés et également des ascensores, sortes de funiculaires, dont l'âge certain demande un peu d'inconscience pour monter à bord. Mais une fois en haut on arrive souvent sur une belle terrasse avec une vue sur le port et même parfois sur les plages de Vina del Mar sur la baie d'en face.

Nous sommes justement allés jusqu'à Vina del Mar grâce au métro / tramway. Cette ville est très pauvre mais la plage et le front de mer sont sympas. Malheureusement les drapeaux rouges étaient issés et la baignade interdite même si on ne sait toujours pas pourquoi. Pendant notre visite à Vina del Mar nous nous laissons guider par le routard vers un resto aux proportions “garguantuesques” et à ne pas rater d'après la description. Nous commandons 2 plats et sous la mimique d'incompréhension totale de la part du serveur nous comprenons qu'il y a un souci… En fait les 2 plats que nous avons choisi sont chacun pour 2 personnes - même si évidemment il n'y a rien de noter sur le menu, on aurait du deviner ! Finalement nous choisissons la tortilla et le plat qui arrive est plutôt pour … 4 !!

Ayant réservé notre vol pour notre prochaine destination avant d'arriver à Santiago nous n'avons pas pu prolonger notre séjour sur place mais on aurait bien aimé ! Nous partons quand même avec le sourire car nous savons déjà que ce sont encore de belles aventures qui nous attendent dans le nord du Chili :)